très...très...euh... Index du Forum très...très...euh...
Forum de l'hypokhagne 812, parteg d'idées, de plans....c'est vrai que tout seul on est mieux...
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Histoire
Aller à la page: <  1, 2
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    très...très...euh... Index du Forum -> très...très...euh... -> très...très...euh...
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Alexane


Hors ligne

Inscrit le: 29 Jan 2012
Messages: 10
Localisation: Lyon

MessagePosté le: Dim 13 Mai - 11:26 (2012)    Sujet du message: Histoire Répondre en citant

Tu gèèèèèèèères Laura ! (tu vas devenir ma déesse... Enfin, non, ça te ferait trop plaisir :p !)

Je voudrais savoir ce que tu mettais dans "B/ La Monarchie de Juillet" un peu plus précisément (parce que je vois pas trop Surprised...) et dans "A/ La 2nd République"

Merci de bien vouloir éclairer ma pauvre lanterne Very Happy !

Bisous et bon week-end (dans le Sud, I suppose) !


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 13 Mai - 11:26 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Mélanie


Hors ligne

Inscrit le: 28 Mar 2012
Messages: 2

MessagePosté le: Dim 13 Mai - 11:30 (2012)    Sujet du message: Histoire Répondre en citant

Good morning ! Don't worry, I won't call out your names.

J'ai passé ma colle d'histoire jeudi et j'ai eu le choix entre un sujet de dissert et un très long extrait du Manifeste de Brunswick, j'ai pris le seujet de compo qui était : "Le droit de propriété dans la vie politique française de 1789 à 1914". Alors je vous donne mon plan même s'il est très mauvais :

I- L'abolition de la propriété jugée illégitime à la Révolution Française (nationalisation des biens du clergé, 4 août 1789 qui permet le rachat des droits seigneuriaux...)

II- Mais à partir de 1789, l'officialisation du droit de propriété (cens et droit de vote, les citoyens doivent posséder de la terre, la DDHC...)

III- Le droit de vote dans les cultures politiques (traditionnaliste, libérale, rép, et surtout socialiste).

Mon plan ne va pas parce qu'il est trop centré sur la Révolution : on pouvait penser à un plan chronologique ou un plan dialectique selon la perception qu'ont les cult pol de la propriété.

J'ai fait un plan en fonction de ce que je pouvais y mettre, c'est pourquoi il est déséquilibré, mais le prof m'a dit que ce n'était pas un sujet piège et que c'était vraiment une question fondamentale au cours du XIX°.

Je vous rappelle aussi qu'il n'y a pas de "droit de propriété" avant 1789 à proprement parler, la question ne se pose pas.

Voilà tout, bon courage !


PS : pour ce qui est du 3ème trimestre, Mr Ogier m'en a parlé aussi, disant qu'il voyait que nous étions fatigués et qu'il regrettait que les colles et CB soient si concentrés dans le temps.


Revenir en haut
Laura Dumazert


Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2012
Messages: 6
Localisation: Alès/Lyon

MessagePosté le: Dim 13 Mai - 12:35 (2012)    Sujet du message: Histoire Répondre en citant

Alexane merci pour ton enthousiasme, mais crois-moi je pense que tu exagères !
Alors je te réponds comme il se doit :
-Pour la monarchie de Juillet j'ai parlé du fait que malgré ses mesures favorables à 1789, il n'a fait que modifier légèrement la charte de 1815 : par exemple, le suffrage reste censitaire (bien que le cens baisse je suis d'accord). Il nourrit aussi la culture politique libérale avec Guizot (huguenot CEVENOL ha ha !) donc il est favorable à une Révolution limitée.
- Pour la Seconde République il ya plus à dire : Il faut parler du suffrage universel installé en 1848 qui permet à L-N Bonaparte de se faire élire. D'autre part, en bon bonapartiste, il prône l'amour de la nation : c'est du patriotisme. Il se veut sauveur de la République par exemple. Cependant, son césarisme dérive très vite en impérialisme : échec donc pour la République mais grande victoire du prestige de la nation qui se définit alors par la grandeur même de son dirigeant.

Voilà j'espère avoir bien répondu à ta question, sinon n'hésite pas à me demander de mieux expliquer =D.

- Mélanie : Il faudrait donc vraiment parler de cela en conseil de classe je pense !


Revenir en haut
ManonG


Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2012
Messages: 16

MessagePosté le: Lun 14 Mai - 16:12 (2012)    Sujet du message: Histoire Répondre en citant

Coucou!
je suis passée en histoire sur "La République ds la vie politique française de 1789 à 1914". Mon plan n'était pas bon, mais avec la reprise du prof, si j'ai bien compris, ça donne à peu près ça:
Analyse du sujet : la République = l’idée de la République et non pas les Républiques ni les expériences républicaines.
I.              L’idée de la République
 
1)      Idéal politique
- parlementarisme : monocamérisme mais exécutif collégial : le Directoire. Difficile acceptation du Sénat.
-le suffrage universel est incontestable : ainsi Victor Hugo, bien qu’il comprenne les Communards, les condamne parce qu’ils ne respectent pas le SU. Le suffrage universel s’impose le 16 Mai : à la dissolution de la Chambre les Républicains s’imposent, confirmant le choix républicain, condamnant l’action de Mac Mahon (il n’avait pas le droit d’imposer le duc de Broglie)
- fort anticléricalisme à séparation de l’Eglise et de l’Etat (loi de 1905). Rôle de l’école républicaine (cf. lois Ferry de la fin des années 80) ont un rôle clé et ds la diffusion de la culture politique républicaine et dans la lutte contre l’Eglise.
 
2)      Idéal social
- valeurs de la République sont celles héritées des Lumières et de la DDHC : liberté, égalité, fraternité.
- liberté : à liberté d’expression, d’association (loi de 1901)
- solidarisme : Léon Bourgeois, solidarité : Clemenceau.
 
3)      Symboles et personnages clés
-Cocarde, drapeau tricolore, hymne national, Marianne à renvoie au patriotisme de la C.P.R
- Jules Grévy, Gambetta, Léon Blum
 
II.            La longue et difficile naissance de la République
 
1)      L’émergence de la notion de République
-          Entre Varennes et le 10 août 1789 : échec du parti patriote.
-          26 août 1789 : DDHC à pose les bases de la future République.
-          22 septembre 92 : proclamation de l’an 1 de la République
-          1840 : tentative de réhabilitation de la Rép : rôle de Michelet, Quinet…
-          Alternance des régimes politiques, parenthèse républicaine (2ème Rép 1848-52)
-          3ème République commence en 1870, mais vraiment en place en 79-80, années 1900 : âge d’or
 
2)      La lente acceptation de la République
-guerre, Terreur à utilisés par les adversaires de la République, notamment la culture politique contre-révolutionnaire, qui « diabolise » la République à cause des horreurs qui ont été commises à son commencement.
-De mm sous la 3ème République il faut l’action de Gambetta pour que la majorité de la population française (= petits propriétaires) acceptent la République.
- Mais la République reste constamment critiquée, menacée : ex boulangisme (fin des années 80)
 
Sinon petit point de méthode: pour ma part je me suis noyée ds des références trop précises (il n'est pas utile de savoir raconter le 16 Mai ds tous les détails), il vaut mieux privilégier les cultures politiques et avoir seulement une idée globale des crises et de leur signification.
D'autre part, M. Ogier est bien conscient que ce qu'il exige de nous est impossible à faire tout seul, son but est de nous obliger à travailler ensemble!


Revenir en haut
Juliette F


Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2012
Messages: 1
Localisation: Lyon

MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 12:50 (2012)    Sujet du message: Histoire Répondre en citant

Coucou les gars !!!
*J'ai réussi à retrouver mon nom d'utilisateur *J'ai réussi à retrouver mon mdp *J'ai réussi à retrouver mon brouillon de khôlle : Crions au miracle Smile

Donc : voici mon travail sur "Le suffrage universel dans les cultures pol de 1789 à 1914". J'ai eu 14.5 à ma khôlle, donc même si sa reprise ne me permet pas de vous donner LE plan qu'il attend, je suppose que le mien est valable Smile
PS : j'ai oublié de parler de la Commune, qui est importante dans ce sujet car elle permet de rendre compte des dangers du suff uni -> le vote alla aux monarchistes grâce à un concept républicain...

I. L'histoire du suff uni
1.  LA chute de l'Ancien régime à la rév fr : la DDHC de 89
11 aout suite au 3/4 aout : égalité fiscale, chute des privilèges
90 ; nvlle org du royaume selon égalité des territoires
--> Principes libéraux de la DDHC (26 aout) "tous les hommes naissent libres et égaux en droit"
Ms pas application total malgré principe : suff censitaire
2. La souveraineté populaire : emergence de l'idée de nation en 92
Revolte des sans-culottes qui ont faim (expliquez) soutenu par Jacobins et Cordeliers (><Feuillants) : DANTON / ROBESPIERRE (culture républicaine)
Réclament nvlle constit avec assemblée élue par le peuple : premiere emergence suff uni
3. L'adoption en 1848
Jusque là : Consulat / Empire / restauration / Monarchie parlementaire : DIFFICILE d'appliquer suff uni AHaha
Nvlle constit = IIème rèp : retour idée des lumières DDHC
Application en faits

-> BORDEL PK CA A MIS AUTANT DE TEMPS ENTRE 1789 et 1848 ? (question importante à mettre en valeur !!! C'est LE fil de la réflexion) (D'où le fait de caser la Commune)

II. Refus du suff uni : une conception de la société
1. Traditionalistes : la société selon l'ordre nat de Dieu 1815/30 (LXVIII, CX)
Vous savez quoi dire là : providentialisme / ordre de la nature = le bon puisque dure depuis des siecles / relation supérieurs-inférieurs / l'individu concu dans le groupe
Individu n'a pas son mot à donner : ordre naturel des choses
PAS DE SUFFRAGE
2. Les libéraux ou le pouvoir à l'élite 1830/48 LP
Egalité droits en fait mais pas d'application
Masses dangereuses, institutions = digues contre elles
Société de l'ENCADREMENT du peuple par l'élite
SUFFRAGE CENSITAIRE
Mais en 1848 obligée de s'adapter.

III. Adoption du suff uni : faire triompher les droits de l'homme
1. Le gaullisme, le voix du peuple par référendum 1852/70 LNB (+gcmt de Gaulle 44/46 et 58/69)
Homme fort au pvr, grandeur nation... Pvr remis à un exécutif fort (cas de la crise = sortie de guerre / guerre d’Algérie)
REFERENDUM

2.Les républicains : l'égalité selon les lumières 1870/1940 puis 1946/auj

DDHC reprise
-> liberté ind, presse, conscience, réunion...
-> ecole laïque (anticléricalisme : rel = obscurantisme), gratuite (accession culture pr tous) et obligatoire
-> sens des responsabilités (ds éco, ds famille... : soc de petits proprios)
-> impératif kantien moral
SUFFRAGE UNIVERSEL

Voila Smile Il faut bien connaitre les conceptions de la soc de chacune des cultures et de comment elles l'appliquent en fait (vision de l'homme, du travail, de l'ecole, de la religion, de la famille, de l'éco...) parce que le type de suffrage en découle : l'évolution vers le suff uni se fait par progression de la vision de l'individu. Si la rev pose les premieres bases il faut du temps pr que ses principes rallient la majorité.
N'oubliez surtout pas de situer dans le temps avec des dates et des représentants, chaque culture !! Votre dissert sera d'autant plus précise et claire et montrera que vous maitrisez.

Bon Jeudi !!
 


Revenir en haut
z. alias Corto


Hors ligne

Inscrit le: 30 Jan 2012
Messages: 4
Localisation: Lyon (surpris?)

MessagePosté le: Dim 3 Juin - 22:04 (2012)    Sujet du message: Histoire Répondre en citant

Yo ! j’ai passé ma colle avec Ogier vendredi aprem, et, comme je n’ai pas eu le choix avec un texte, j’ai traité le sujet de dissertation :

L’idée d’égalité dans la vie politique en France de 1789 à 1914.

Voilà le plan que j’ai proposé, qui est bon de ce qu’il m’en a dit, mais auquel il faut apporter quelques améliorations (dont je parlerai après) :

I – La naissance de l’idée d’égalité : 1789 – 1792.
1) L’Ancien Régime : les inégalités inhérentes à une société féodale
- l’individu n’est rien, il est défini par sa place dans la hiérarchie sociale (ordres, rangs) qui est déterminée par la naissance → inégalité inenvisageable.
- L’homme est défini par sa fonction et donc les qualités qu’elle induit.
- Les droits seigneuriaux et les privilèges, auxquels s’ajoute l’accaparement des charges et de certains offices sont des témoins de ces inégalités.

2) La première Révolution : vers la DDHC.
- bourgeois et notables souhaitent l’égalité avec les nobles pour obtenir les mêmes charges et offices.
- Les paysans demandent la fin des droits seigneuriaux car ne veulent plus avoir faim à cause des privilèges.
- Première idée de l’égalité fiscale (possibilité de remonter jusqu’à Turgot en 1776) pour supprimer la différence entre les gabelles, les pays d’Etat et d’élection, volonté d’un impôt unique.
- La DDHC le 26 août 1789 et texte de Noailles du 4 août : l’individu est reconnu comme un être en soi, appelé « homme », « citoyen » ; égalité des droits mise en place.
→ révolution mentale

3) La révolution des Sans-culottes : vers l’affirmation des individualités et le questionnement social.
- Les Sans-culottes sont des artisans et leurs compagnons, le petit peuple qui s’affirme et a de nouvelles revendications, plus personnelles, individuelles et à caractère social : égalitarisme qui prône une égalité sociale qui remet en cause le régime laissé en place par les révolutionnaires de 1789.
- Abolition des privilèges qui va dans le sens de l’égalité sociale entre les individus.
- Premier usage du suffrage universel = affirmation des droits de l’individu : égalité civique et sociale par le droit de vote.
→ suite de la révolution mentale, l’individu s’affirme et l’idée d’égalité sociale apparaît ; il reste cependant des inégalités.

II – Du rejet à l’acceptation progressive de l’idée : 1792 – 1870.
1) La réaction immédiate : rejet des traditionalistes.
- Une conception philosophique qui est celle des monarchistes de l’Ancien Régime ; la hiérarchie sociale est légitimée par la religion et la naissance, les inégalités sont donc normales, et l’individu en tant que tel n’a pas lieu d’exister. Ils rêvent d’un âge d’or : l’avant révolution.
- Au pouvoir de 1815 à 1830 ; charte de 1815 dite « octroyée » qui « renoue avec la chaîne du temps » et remet en place une société féodale avec quelques acquis révolutionnaires (vote censitaire par exemple) sous Louis XVIII ; en 1824, Charles X est sacré à Reims, il est le « roi idéal », il remet tout en cause et veut un nouvel Ancien Régime.
- L’égalité n’a pas sa place dans une telle société, de quelque type qu’elle soit.

2) L’expérience libérale ou les débuts d’une acceptation partielle.

- Une conception de la société qui est celle des révolutionnaires de 1789 (puisque ce sont les libéraux qui les ont menés) ; la hiérarchie est établie par l’importance pécuniaire et terrienne, la propriété est le principe essentiel (détermine qui est à même de gérer un pays).
- Les inégalités sont donc choses normales, l’égalité n’a pas de sens d’un point de vue social ; tout un chacun doit vivre selon ses possibilités. Ils reconnaissent 1789 mais surtout pas l’égalitarisme des Sans-culottes (Brissot et Barnave avaient rejeté leur violence et leurs idées).
- La monarchie de juillet leur permet d’appliquer à la lettre les théories de Guizot, et entre 1830 et 1848 : il y a un droit de vote (censitaire), mais pas d’égalité véritable.

3) L’hégémonie bonapartiste ou le temps de l’ambigüité.
- Dans l’idée, Bonaparte et ses soutiens reconnaissent les deux révolutions et tous leurs acquis (4 août et 26 août 1789, et 10 août et 20 septembre 1792) ; l’individu doit donc avoir une intégrité propre, et l’égalité doit être mise en place.
- Pour appuyer la théorie, Bonaparte rétablit le suffrage universel mis à mal par les Républicains en 1850 (prône donc l’égalité entre les individus, et se rapproche des idéaux des Sans-culottes), il fait parti du gouvernement qui abolit l’esclavage sous l’impulsion de Victor Schœlcher en 1848 et cette mesure reste inscrite dans sa constitution de 1852 (première fois qu’il y a reconnaissance de l’égalité entre les races, entre les hommes de toutes couleurs).
- Dans les faits, tout est très ambigu : le régime impérial n’est pas égalitaire (il est autoritaire voire totalitaire), le suffrage universel est réduit au plébiscite,… l’égalité n’est pas réellement effective au sens idéal du concept, mais c’est tout de même une avancée par rapport aux régimes précédents.

III – L’avènement de l’idée d’égalité et sa nouvelle définition : l’importance de la question sociale : 1871 – 1914.
1) L’application des idéaux révolutionnaires et l’apparition de nouvelles limites à l’égalité pensée à la fin du XVIIIème siècle.
- La mise en place de la République, régime égalitaire ; dans leur conception, les Républicains placent tous les individus sur un pied d’égalité, ils appliquent la DDHC, conservent le suffrage universel (direct et indirect à partir de 1875 pour élire le Sénat).
- La crise de la Commune se réclame de l’égalitarisme de 1792, et pousse plus loin le questionnement sur la nécessité d’une égalité sociale.
- Les Républicains pallient le défaut majeur du suffrage universel en votant les lois scolaires de Ferry entre 1881 et 1884 afin de mettre en place une égalité dans l’éducation et l’instruction des individus. Leur moyen de répondre à la question sociale posée par la Commune est le « solidarisme ».
- Malgré cela, des ambigüités persistent et des limites voient le jour : il y a deux cursus scolaires parallèles et seuls les plus riches accèdent au lycée ; le colonialisme défendu par Ferry (entre autres) remet en cause cette idée d’égalité entre les peuples, établit une hiérarchie entre les Occidentaux, les nègres, les jaunes,… par devoir de civilisation.

2) L’acmé égalitaire prônée par les Socialistes.
- L’égalité est pour eux l’alpha et l’oméga, tous les individus naissent égaux et doivent le demeurer.
- Ils vont plus loin, en explorant une nouvelle dimension possible de cette égalité, à savoir l’aspect financier qui découle de la question sociale : il ne doit pas y avoir de propriété car cela entraine des inégalités.
- Leur socialisme n’est qu’un moyen de parvenir, par la révolution prolétarienne, au régime idéal du communisme, société sans hiérarchie, idéal de mise en commun de tous les biens, de travail communautaire pour le bien collectif ; abandon de l’individualisme pour une égalité totale. C’est l’idée d’égalité théorisée à son maximum.

3) Les remises en cause de l’idée et l’apparition d’un aspect nouveau jusque-là ignoré.
- L’affaire Dreyfus est un catalyseur des haines raciales et, notamment, de l’antisémitisme ; la question de la hiérarchisation des êtres humains suivant un système de races, de peuples, qui était pour partie l’idée de base du colonialisme, est reposée de manière bien plus forte ; l’affaire pose également une dernière fois la question des droits de l’individu et de sa place, son importance dans la société et face aux institutions. L’affaire relance les nationalismes en prime.
- Les nationalismes sont des résurgences « féodalisantes », des avatars ataviques des idées de l’Ancien Régime ; Maurras (à plus forte raison que Barrès) remet en cause l’idée d’égalité puisque l’individu n’a pas sa place en soi d’après lui, l’égalité est donc pour lui un principe inane.
- Au début du XXème siècle se pose enfin une question jusque-là soigneusement évitée : l’égalité des genres ; quelle est la place des femmes dans la société ? quelles différences avec les hommes ? le suffrage universel doit-il inclure les femmes ? etc.


→ L’idée d’égalité a donc mis bien du temps à s’imposer dans les différentes cultures politiques et à être intégrée par les individus eux-mêmes. De plus, elle a vu sa définition évoluer : l’égalité en question à l’aube de la Grande Guerre n’est plus la même que celle qui faisait l’objet de l’égalitarisme de 1792. Enfin, il est nécessaire d’observer que les femmes, ces grandes oubliées durant tout le siècle devront encore attendre 1945 pour voter…



Voilà ce que j’ai fait en gros ! M. Ogier m’a repris sur quelques points, mais assez peu au final. Il m’a dit :
- de mettre plus en valeur les différentes égalités dont il est question (à faire dans l’introduction tout d’abord, et à bien préciser à chaque fois dans le développement), à savoir l’égalité civique, sociale et de genre ;
- d’ancrer plus dans le concret et d’entrer plus dans les détails de chacun des événements évoqués, ainsi que d’expliciter les concepts dont je me servais (égalitarisme, solidarisme, communisme,…) ;

Voilà ce qu’il m’a reproché en substance. J’espère que vous avez passé votre colle ^^
Si vous avez des questions, posez et je répondrai si possible 
Courage, on en voit le bout…
_________________
J'ai mis mon nom quand même, pour que les gens sachent qui se cachent derrière mon pseudonyme mystérieux.
J'ai essayé de mettre ma date de naissance complète, mais il refuse de croire que je suis né à 16h40 et 74 s.


Revenir en haut
Béatrice


Hors ligne

Inscrit le: 04 Fév 2012
Messages: 4
Localisation: Lyon

MessagePosté le: Sam 9 Juin - 12:07 (2012)    Sujet du message: Histoire Répondre en citant

Salut à tous ! Comme il y a encore des pauvres malheureux qui ne sont pas passés en colle d'histoire, je vous file mon plan sur "la République de la fin du XVIIIème à 1880". Ca ressemble pas mal au plan transmis par Manon (que je remercie beaucoup !) avec des petites variations mais l'ensemble convenait.

I)La difficile acceptation de la République
  1)Faire naître la République
-Penseurs politiques de la fin du XVIIIème apparemment peu sensibles à idée républicaine.
-1ère Révolution : libéraux donc pour créer monarchie constitutionnelle (ce qui est réussi en 1791). Problème : Louis XVI s'y plie difficilement. Apparition de courants qui se disent républicains. Relation ambigües avec les Sans-Culottes (qui sont en quelque sorte des républicains de l'insurrection).
-An I de la République proclamé en 1793. République en lutte, "assiégée", contre l'Europe des rois et guerre interne en Vendée. La Convention Nationale devient une Commune insurrectionnelle.
-1ers débuts de la République : difficiles car peu comprise et peu acceptée. 1ère République donne une certaine image du principe républicain et par extension de la Révolution contre laquelle vont lutter les régimes postérieurs . Après le 9 thermidor : Directoire, Consulat et Empire cherchent, chacun à leur manière, à conserver les acquis de la Révolution (et certains de la République) tout en évitant un gouvernement insurrectionnel.

  2)Restauration et Monarchie de Juillet : nier la République ?
-Restauration : surtout nier la Révolution. Tenter un retour à un avant-89 ? Néanmoins, essais de compromis (charte constitutionnelle, monarchie constitutionnelle, suffrage censitaire)
-Monarchie de Juillet : pour les libéraux, la Révolution s'est finie en 1790. La République : accidentelle. Culture libérale farouchement opposée par exemple à l'égalitarisme forcené des Sans-Culottes (importance du cens, des "capacités")
->moment d'effacement de l'idée républicaine

  3)A partir de 1848 : stabiliser la République ?

-1848 : Révolution portée par idée républicaine. (cf les "banquets républicains"). Création de la République, mais elle est instable car pas inscrite dans les pensées. D'où la majorité parlementaire de conservateurs et de non-républicains. Ex : Lamartine/Louis-Napoléon Bonaparte
-IInd Empire : mise en sommeil de la République (et surtout des républicains)
-1870 : même schéma lors de la création de la IIIème République. Conservateurs élus pour une République qu'ils veulent éviter, alors que les Communard en veulent une type 1793. Mais victoire de la République des conservateurs sur la Commune. Echecs successifs de Restauration : en attendant, Mac-Mahon président, ordre moral, cabinet de Broglie.
-Crise du 16 mai et élections de 1879 : victoires républicaines (rôle de Gambetta). Mac-Mahon renversé, Jules Grévy (républicain) devient président. La République peut s'inscrire dans les esprits comme un véritable régime stable.
-moment où l'on fixe les symboles : cocarde, Marseillaise, 14 juillet etc

Pour s'établir durablement, la République doit se faire connaître dans ses principes

II)République et politique
  1)Le suffrage universel
-Dès la 1ère République : élection de la Convention Nationale au suffrage universel. Egalité entre les citoyens.
-S'ouvrir au peuple (grand personnage au moment de la Révolution de 1848)
-Problème : le suffrage universel mène à plusieurs reprises des adversaires de la République au pouvoir (1848, 1870). Commune : des républicains qui s'opposent à la décision du suffrage universel.
-Crise du 16 mai et campagne qui a suivi : preuve d'une montée de l'esprit républicain (cf Gambetta : "Quand la France aura fait entendre sa voix souveraine, il faudra se soumettre ou bien se démettre"->la voix souveraine se fait entendre en faveur des républicains)

  2)Le parlementarisme
-Eviter une concentration des pouvoirs (principe de séparation des pouvoirs)
-Monocamérisme de tradition (Sénat accepté tardivement, longtemps considéré comme un monopole conservateur)
-Président : difficilement accepté. En 1848 : échec (on est passé du président au prince-président pour finir par l'empereur).
De même après les échecs de restauration : Mac-Mahon devient président faute de mieux. Lois constitutionnelles limitent son pouvoir (pression républicaine). Une ambiguïté cependant : c'est par l'existence même d'un "président de la République" que réapparaît le terme de République dans la constitution (amendement Wallon).
 
  3)République et Nation
-Tradition d'un nationalisme républicain. Mythe de la patrie en danger (cf les soldats de l'an II), protéger "la République assiégée" par ses ennemis.
-Volonté d'expansion des principes républicains : colonialisme de Ferry, mission civilisatrice etc...

III)République et société
  1)L'enjeu de la ruralité
-Dans le monde rural (cf paragraphe précédent) : République=guerre=pillages=danger
-Campagnes votent pour notables locaux conservateurs.
-République : idée urbaine et ouvrière (ce qui se manifeste lors de la Commune : Paris contre les provinces rurales).
-La République doit se diffuser dans le monde rural paysan si elle veut espérer se fixer durablement dans les mentalités : ex Gambetta qui fait véritable œuvre de conversion des campagnes en 1879)

  2)La question religieuse et scolaire
-République s'oppose au monopole de l'Eglise, parfois violemment : mesures anticléricales pendant la Terreur, idem pendant la Commune.
-Entraîne mouvements de réaction : Sacré-Coeur, pélerinages pour "l'expiation des crimes de la Commune"
-République condamnée dans le Syllabus. Apparemment : peu de catholiques républicains jusqu'au gouvernement Méline (fin années 1890)
-Droit de vote refusé aux femmes sous prétexte qu'elles sont sous influence cléricale
-Principal thème d'opposition : l'école. Républicains farouchement opposés à loi Falloux de 1850 (qui donne une grande liberté aux congrégations enseignantes).
-Lois scolaires de Jules Ferry : lui mettent l'Eglise à dos. Développer surtout l'école primaire (contre l'élite universitaire et libérale). Mythe de l'école de la IIIème République et de l'instituteur qui va avec.
-L'école comme lieu de formation de citoyens attachés à la République

->l'idée républicaine a eu du mal à s'imposer en France. Effort des républicains pour se faire comprendre dans leurs différents principes afin de passer de l'idée de République au régime républicain lui-même. Apparemment, mission réussie : aujourd'hui, tout le monde se dit républicain.

Pour la reprise :
-penser à idée de fraternité qui permet alliance entre républicains et clergé par exemple lors de la Révolution de 1848
-importance des libertés fondamentales
-"liberté, égalité, fraternité" comme idéal républicain
-Lamartine : pour un Etat de droit (->abolition de l'esclavage avec Schœlcher). Problème qui se posera lors de l'affaire Dreyfus : raison d'Etat ou Etat de droit ?

Voilà en gros. N'hésitez pas à me demander si vous trouvez des truc pas bien clairs.
Bon courage !


Revenir en haut
Tiffany


Hors ligne

Inscrit le: 29 Jan 2012
Messages: 3
Localisation: Lyon

MessagePosté le: Mar 12 Juin - 20:43 (2012)    Sujet du message: Histoire Répondre en citant

Bonsoir !
Euh, je viens juste de taper longuement mon plan de khôlle, et ma connexion a lâché alors que j'envoyais...
Je suis très démotivée pour le retaper maintenant, désolée. >_< J'édit demain.

Mais avant quand même, mon sujet était "Terminer la Révolution" dans la vie politique du XIXe siècle.
Pauline qui est passée après a eu "Dépasser la Révolution" dans la vie politique du XIXe siècle.

Bonne chance à tous et à demain. Smile


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:08 (2018)    Sujet du message: Histoire

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    très...très...euh... Index du Forum -> très...très...euh... -> très...très...euh...
Aller à la page: <  1, 2
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: <  1, 2
Page 2 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001 - 2005 phpBB Group
Theme ACID v. 2.0.18 par HEDONISM
Traduction par : phpBB-fr.com